Nous sommes entrés dans la semaine cruciale où le gouvernement présente au parlement une série de lois, soumises au vote le 18 mai et comportant les dispositions du 4° accord avec les créanciers. La classe ouvrière unie répond par une grève générale. Une vague de grèves s’étend : depuis les marins jusqu’aux médecins du service public, des travailleurs municipaux à ceux du commerce, il n’y a pas de secteur qui ne s’inscrive dans la résistance ouvrière.
Les expériences vivantes des travailleurs révèlent la vérité : les mémorandums, anciens et nouveaux, tuent. Contrairement à ce que raconte Tsipras afin d’embellir le nouveau mémorandum. Et contrairement aux hypocrisies de « Nouvelle Démocratie » prétendant que ses mémorandums à elle étaient meilleurs !
Cela fait tant d’années que les mémorandums sèment la pauvreté ! Les études confirment désormais que l’espérance de vie est en baisse. Les coupes dans les salaires et les retraites, le sous-financement des hôpitaux et la destruction des services publics charrient une récolte mortelle. La nouvelle baisse des retraites ne pourra que faire empirer les choses.
L’accident ferroviaire mortel de la semaine dernière, près de Thessalonique, est venu souligner l’autre dimension sombre des mémorandums. Les privatisations, et même les  préparations aux privatisations, ont des conséquences tragiques. Les travailleurs ferroviaires, ceux de DEH (électricité), des ports, de la compagnie des eaux, de tout le secteur public, ont toutes les raisons de résister et de mener des lutes pour nos vies à tous.
Les justifications sur le thème « De cette manière, des investissements vont venir et amener le développement » ne valent que notre mépris. Selon un article du Financial Times, la semaine qui a suivi l’élection de MACRON en France a vu un flux de 6 milliards d’euros  de nouveaux capitaux dans les sociétés financières. En d’autres termes, il a été joué à la bourse en une semaine autant d’argent que l’excédent budgétaire primaire de l’an passé, dont se targue Tsipras !
C’est pour cela que nous crions haut et fort : Pas d’autres sacrifices sous prétexte d’attirer des spéculateurs !  Tous dans la lutte pour arrêter les mémorandums criminels sans fin ! Pour la cessation du paiement de la dette, la nationalisation des banques et la re-nationalisation de tous les anciens services publics, ceci sans indemnisation des “investisseurs” ! Pour nous débarrasser du contrôle de l’euro, de la BCE, de l’U.E., du FMI, et que les clés de l’économie passent sous contrôle des travailleurs ! »
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Edito de Solidarité Ouvrière (Grèce) le 16 mai 2017